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Éducation à la vie affective et sexuelle : les jeunes s’expriment !

Les jeunes revendiquent leur droit à une éducation à la sexualité complète et obligatoire pendant toute leur scolarité ! Dans le cadre de la campagne du Planning Familial #MonEducSex et de la campagne du Conseil UNICEF des jeunes pour une éducation au consentement, nous avons posé aux U-Reporters quelques questions sur l’éducation à la vie affective et sexuelle. 

Ce sujet, au croisement du genre et de l'éducation, s'inscrit dans le cadre de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant : tout enfant a droit au respect de son intégrité physique et l'Etat doit prendre toutes les mesures, y compris éducatives, pour protéger l'enfant contre toute forme de violence. UNICEF France est mobilisé pour que les jeunes connaissent leurs droits et parlent de consentement dans leurs établissements scolaires.

Les principaux résultats de notre sondage :

  1.       - Plus de la moitié des répondants estiment être bien informés sur la sexualité (61% des U-Reporters), quel que soit leur âge et leur genre. 11% des répondants estiment ne pas du tout être informés sur la sexualité.

·   - Quel que soit l’âge ou le genre, les 3 moyens les plus utilisés plus s’informer sur la vie affective et sexuelle sont les amis, la famille et les réseaux sociaux. Le moyen le moins utilisé est les équipes éducatives de l’établissement scolaire. Chez les garçons, les sites pornographiques sont utilisés comme moyen privilégié pour s'informer dans 10% des cas (contre 2% pour les filles), devant les associations. Les filles ont plus recours à des professionnels de santé que les garçons (13% contre 10% pour les garçons).

·     - Plus de la moitié (58% des U-Reporters) savent que, selon la loi, les établissements scolaires doivent mettre en place chaque année des séances d’éducation à la vie affective et sexuelle.

·    Toutefois, plus de la moitié des collégiens et lycéens n’ont eu aucune séance d’éducation à la vie affective et sexuelle l’année précédente (52 %). Pour les lycéens, 49% n’ont eu aucune séance l’année précédente. Seulement 6% des collégiens et lycéens ont bénéficié des 3 séances imposées par la loi.

Lors des séances auxquelles les collégiens et lycéens ont participé, les sujets abordés étaient principalement la contraception, l’anatomie, la reproduction, la protection et maladies sexuellement transmissibles. Les sujets que les U-Reporters auraient souhaité aborder pendant les séances sont principalement le consentement, la communication dans le couple, les violences sexuelles, l’homosexualité et l’orientation sexuelle, le plaisir féminin.  

70% des répondants n’ont pas vraiment ou pas du tout été sensibilisés à la notion de consentement dans leur établissement scolaire, et 15% ne savent pas du tout ce que c’est. On note toutefois un progrès : les répondant.e.s les plus jeunes en ont davantage entendu parler dans leur établissement que les répondant.e.s plus âgés.  31 % pour les 15-19 ans, 26% pour les 20-24 ans, 19% pour les 25-30 ans…

- 58 % des collégiens et lycéens estiment qu’ils n’ont pas suffisamment d’espaces ou de personnes (profs, surveillant.e, …) dans leur établissement scolaire avec qui parler de sexualité s’ils en ont besoin. Pourtant, 88% des répondants pensent que l’éducation à la vie affective et sexuelle est importante pour les jeunes.


Selon les U-Reporters, il est nécessaire de bénéficier d’une éducation à la vie affective et sexuelle car « cela fait partie de notre vie quotidienne et être informé peut nous aider à être plus serein ». Les U-Reporters estiment également que l’école doit jouer son rôle éducatif, à la fois car «certains jeunes ne peuvent pas en parler avec leurs parents et ont besoin d’en parler au lycée » mais aussi pour éviter d’être mal informé : « il faut répondre aux questions que les jeunes se posent pour éviter qu'ils se renseignent n'importe où. Changer les mentalités sur la sexualité et prévenir le viol passe avant tout par l'éducation ».

Enfin, il faut aborder la notion de consentement, et de vie affective car « c'est important pour pouvoir se construire dans le respect des autres ».

Pour t’informer sur le consentement et sur la sexualité, tu peux consulter les sites Onsexprime, parlons-sexualites, tonplanatoi

Pour toute question sur les sexualités, la contraception, l’IVG, un numéro vert : 0 800 08 11 11

Et pour en savoir plus sur le travail du Planning Familial, c’est par ici : https://www.planning-familial.org/fr

Retrouvez les résultats complets de notre sondage.

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